Petros Chrisostomou

Petros Chrisostomou construit des espaces hybrides, où se mélangent le travail du sculpteur et celui du commissaire d’exposition. Son travail, aussi bien dans ses sculptures que dans ses photographies, prend appui sur le concept d’hyperréalisme. « Ces dernières années j’ai développé une pratique photographique où je prends des objets préfabriqués qui m’ont marqué et que je reproduis dans un espace redéfini. Ce travail photographique s’apparente au style de la nature morte en ce sens qu’il souligne la qualité des objets. Les scénarios que j’élabore se jouent du spectateur, le confrontant à une situation à laquelle il ne s’attendait pas. Le sentiment d’étrangeté est atteint par l’incohérence des éléments assemblés qui sont contrastés, voire en opposition. L’artiste questionne ainsi ce qui est de l’ordre du réel et de l’imaginaire, pouvant conduire le spectateur vers ce qui serait une idéologie proche de celle des surréalistes. Il s’intéresse aux ponts entre le réel et l’irréel, le physique et l’invisible, prenant pour références les écrits de Baudrillard, Benjamin, Barthes ou Kafka. Ces effets permettent de « rentrer » dans l’image et de s’interroger ensuite sur les questions géopolitiques et sociales.

 

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