Ricardo Lanzarini

Dans les dessins de Ricardo Lanzarini, on retrouve tour à tour Nietzsche, des chefs religieux, des «Picassos», des prêtres, des œuvres d’art, des musées, des prisonniers, des hôpitaux ou même Karl Marx, et tout ce petit monde est emballé dans l’univers de l’artiste, comme des représentations brutes du pouvoir. Dans ses compositions, des confréries et des hordes de mâles décident de la politique et des relations internationales et construisent ce qu’on appelle « le système ». Il en résulte des constructions délirantes, remplies d’humour et de pathos. Les œuvres de Lanzarini mêlent données historiques et autobiographiques. Chaque dessin irradie une certaine tension : le résultat du drame existentiel et de l’absurde des situations dépeints par ces personnages qui se retrouvent seuls sur un bout de papier. Ils agissent sans savoir s’ils sont conditionnés à agir de la sorte ou s’ils le font de leur propre gré. À certains moments, on les imagine dans leur intimité ou libérés de leur rôle social, mais, à d’autres, c’est le contexte, invisible, qui semble déterminer leurs agissements.

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