waltercio caldas

Waltercio Caldas commence sa pratique artistique dans les années 1960, époque marquée par l’apparition du mouvement appelé « Néo-Concrétisme », dans lequel il s’inscrit. Les artistes « néo-concrets » rejettent une approche rationaliste de l’art, pour une vision davantage phénoménologique et moins scientifique de la pratique artistique.

Caldas pousse à l’extrême dans ses œuvres le paradoxe entre présence et absence, transparence et opacité. Ce paradoxe est renforcé par le jeu de miroirs, récurrent dans sa pratique. À nouveau, il s’agit de l’idée de la réflexion que l’artiste développe sans avoir recours au miroir même. En créant plusieurs plans où les lignes et les objets se substituent aux reflets les uns des autres, l’artiste crée un miroir en trois dimensions et matérialise l’idée de la réflexion, processus qu’il appelle « la déconstruction fonctionnelle du miroir ». Ainsi Caldas dépasse la dualité entre présence et absence, positif et négatif, et parvient à une fusion paradoxale et fragile entre réalité tangible et pensée.

Waltercio Caldas est né en 1946 à Rio de Janeiro, où il vit et travaille. La première exposition personnelle de Waltercio Caldas a eu lieu au Musée d’art moderne de Rio de Janeiro en 1973, alors qu’il n’avait que 27 ans. En 1990, il reçoit le Brasilia Art Award au Brasilia Museum of Art. Depuis, de nombreux musées et institutions lui ont consacré des expositions personnelles, parmi lesquels : la Kanaal Art Foudation à Kortrijk, Belgique (1991) ; le Stedelijk Museum, Schiedam, Pays-Bas (1992) ; le Centre d’Art Contemporain de Genève (1995) ; le Musée National des Beaux Arts à Rio de Janeiro, Brésil (2000) ; la Fondation Calouste Gulbenkian, Lisbonne, Portugal (2008) ; Le Blanton Museum of Art, Austin, Etats-Unis (2013-14) ; L’IAC – Institut d’Art Contemporain de Sao Paulo, Brésil (2015), entres autres. Il a représenté le Brésil à la 47ème Biennale de Venise en 1997 et a participé à la 52ème édition de la Biennale de Venise en 2007. Il a également participé à la documenta 9 de Kassel (1992) et à la 5ème Biennale de Mercosul (2005). Ses œuvres font partie des plus grandes collections à travers le monde : Centre Georges Pompidou (Paris, France), the Museum of Modern Art (New York, Etats-Unis), National Gallery of Art (Washington, Etats- Unis), le Musée d’art moderne de São Paulo et le Musée d’art moderne de Rio de Janeiro (Brésil), entre autres. Ses immenses installations publiques sont présentes dans de nombreux pays : Brésil, Uruguay, Espagne, Norvège et Allemagne.

Expositions